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De retour à Sarajevo / Retour de Sarajevo |
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Pascal Bonafoux

Robert McLiam Wilson

Alix de St-André

Jean-Marie Laclavetine

Jean-Michel Frodon, Les Cahiers du Cinema

Anne Madelain

Clémence Boulouque

Rodolphe Burger

Hans Christoph Buch

Françoise Wuilmart

C’est la cinquième fois que j’assistais aux  rencontres européennes du livre de Sarajevo. Bien des manifestations s’usent à se répéter. Francis Bueb, comment fais-tu pour que chaque nouvelle fois semble la première ? Il est certains plats qu’à force de consommer, on mange sans appétit, et parce qu’il le faut. Le plat offert par le Centre Malraux de Sarajevo est un de ces mets dont on ne se lasse pas. Je me suis demandé pourquoi…

  1. Le lieu certes, une ville grouillante de vie, profonde d’Histoire, méditerranéenne au milieu de ses collines, mais où nous n’irions pas sans ces rencontres …
  2. Les lieux : variés à souhait, le spectateur n’est pas cantonné dans un espace clos mais respire au fil de ses pérégrinations qui le conduisent de la terrifiante bibliothèque symbolique de la ville, à une salle de concert, à tel ou tel centre culturel, à une autre ville proche comme Banja Luka…
  3. La palette variée des manifestations, qui, dans un grand élan de santé, sait quitter le livre pour faire la fête autour de ses frères culturels : la peinture, la musique, la danse…
  4. Le niveau extraordinaire des intervenants que l’on n’a guère l’occasion de voir ainsi réunis et concentrés dans le temps et dans l’espace, et qui tous répondent avec ardeur à l’appel de Francis…
  5. La qualité des tables rondes menées de main de maître par un Jean-Marie Laclavetine simple et plein d’humour, toujours pertinent…
  6. L’intérêt universel et actuel des thèmes proposés : littérature et amour, littérature et engagement… Thèmes éculés ? Pas à Sarajevo, pas à ces rencontres où tout sujet semble reprendre tout son sens premier, revenir à la racine des choses…
  7. Et enfin, l’occasion extraordinaire d’écouter une impressionnante palette de poètes bosniaques s’exprimer avec leur fougue, leur verve et leur talent, l’occasion de rencontrer des culturels bosniaques, si différents et si proches, si pathétiques souvent, mais toujours si truculents…

Il me semble que tout cela mérite le nom d’alchimie, alchimie prodigieuse qui passe un coup de chiffon magique sur les gens, les débats, les lieux et fait tout briller d’un éclat authentique en l’espace de quelques jours…

Pour rien au monde, je ne manquerais les rencontres exceptionnelles de Sarajevo…

Françoise Wuilmart
Traductrice du Principe Espérance
Traductrice d’Une Femme à Berlin
Directrice du Centre européen de traduction littéraire de Bruxelles

 


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